Aujourd’hui, nouveau ferry. Réservé à l’avance celui-ci. On a 3h30 de traversée, 15 min de conduite et re 45 min de traversée. On nous demande d’être là 2h avant (à 8h). On a attendu, 1h30 avant que l’embarquement ne démarre… (on a vu le bateau faire littéralement des tours sur lui-même comme s’il s’ennuyait lui aussi)



En attendant, on décide d’appeler des « hostals » (sortes de maisons d’hébergement avec parfois cuisine partagée) bien moins cher que les AirBnB qu’on a cherchés pendant 2h la veille… Elena en trouve un, appel, elle sort son plus bel espagnol, et en 2 min, voilà 3 nuits réservées dans un hostal pas cher, salle de bain privative et cuisine ! À partir de maintenant la plupart de nos hébergements seront réservés de cette façon !
Ça y et on embarque, pas grand-chose à dire sur la traversée, le ferry est identique à celui-ci pris il y a deux jours, et les paysages sont beaux mais assez similaires aux fjords d’il y a 4 jours. La route entre les deux est assez sympa, c’est un sentier sans habitation, qui débouche sur un autre ferry, avec toutes les voitures à la queueleuleu.



Le deuxième ferry pas grand chose à dire non plus. On débarque, Elena prend le volant. On sort, et là on tombe sur du ripio, alors qu’on avait lu que toute la route jusqu’à Coyhaique (à 500km d’ici) était goudronnée…
Pour information, le « ripio » c’est une route non goudronnée faite d’un mélange de terre et de gravier. Je vais surement en parler beaucoup donc c’est bien de faire un point !
Elena conduit sur du ripio… puis, panneau : travaux sur 14km… Donc le ripio se transforme en du gros gravier et des cailloux. Vous aviez compris l’état de la voiture, sur le ripio ça se passait relativement bien, mais sur le gravier ça bouge beaucoup, ça grince tout autant, la voiture dérape souvent, on entend les cailloux taper, et on est dans le nuage de poussière laissé par les voitures de devant.
Soudain, une montée très raide, toujours avec du gravier et des cailloux. On voit les pick up devant nous galérer à monter… On se demande si on va y arriver, mais on n’a pas bien de choix, car derrière la route mène… à l’eau. On se lance un peu timidement. On reste coincés…. La voiture de derrière recule. On redescend, prend de l’élan, et on repart. La voiture tremble, dérape, le moteur crache tout ce qu’il peut, le châssis encaisse les dizaines voire centaines de cailloux qui lui arrivent dessus. Après ce qui semble être une éternité, on est monté… Brava Elena !
On avance un peu, dans le rétroviseur, la voiture derrière est coincée. À présent, on entend un bruit de pièce détachée qui provient de sous la voiture… On regarde vite fait, par peur de rester sur cette route et de prendre un caillou d’une voiture qui nous dépasserait, on trouve rien. Je me rappelle un commentaire sur Blue rent a Car disant que la voiture faisait un bruit bizarre, mais que finalement c’était un caillou, je prie pour que ce soit ça.




Finalement, on finit les travaux, la route s’améliore sans pour autant être extraordinaire. Soulagement, le bruit s’arrête ! On arrive à une petite air, la vue est vraiment sublime, c’est vraiment sauvage et on se sent coupé du monde. Je regarde la voiture, un pneu semble plus large que les autres.


On repart, la route est assez belle, on roule relativement vite sur le ripio (40/50 km/h). On passe par des pont où seul une voiture peut passer à la fois. Et on pense aux camions et bus qui nous on accompagnés sur le ferry et dépassés sur la route des travaux ! Et puis, libération, le retour du goudron ! On s’arrête gouter sur une plage de sable noir. Check du pneu, il parait un peu dégonflé.


On s’arrête ensuite à la prochaine ville, assez jolie. On fait le plein car on avait lu qu’il fallait le faire dès qu’on pouvait (en fait il y a une station essence tous les 100km et aucune ne semble vide ou surchargée…). On test le pneu. Il est bien dégonflé. On regonfle, roule un peu, s’arrête, regarde le pneu au jugé. Il semble ok. Il nous reste 180km pour Puyuhuapi, notre prochaine destination.

Sur la route, les paysages sont assez jolis, mais bien moins sauvages. On y voit des cultures, de l’élevage, des maisons, et même de la 4G. Par contre les routes sont bordées d’un parterre de fleurs jaunes avec des fleurs violettes qui dépassent, c’est vraiment beau !
Mais la route, même si goudronnée, est vraiment pas terrible. Il y a beaucoup de nid de poule, elle n’est pas très plate, et les jonctions sur les ponts sont assez violentes. Pont qui une fois est même en bois… Et du coup je stresse pas mal pour le pneu.
On croise aussi plein d’animaux domestiques sur le bord de la route, sans clôtures comme des chiens, chevaux, vaches ou chèvres.



On arrive à la Junta, nouvelle station essence. On vérifie le pneu. Encore sous gonflé. On regonfle. On entend un peu d’air passer. Je me demande si on doit le changer. Mais on ne sait pas trop faire, on est fatigués, il a tenu jusque-là et on est à 45 km de chez nous. Elena dit que ça va le faire, on repart, mais je suis pas rassuré.

On arrive enfin à 21h30 (départ le matin 8 h) à Puyuhuapi à notre hostal ! On vérifie le pneu. À plat… La voiture fait tellement de bruit et tremble tellement toute seule qu’on l’a pas senti….

On s’install dans l’hostal, il est sympa. L’hôte nous rassure en disant qu’il y a deux réparateurs de pneus (gomeria) dans la ville, on pensait qu’il n’y aurait rien avant Coyhaique à 230km !
On va se préparer un petit repas dans la cuisine partagée, et on se retrouve face à une cuisinière immense dimensionnée pour un petit restaurant ! On chauffe notre (mini) soupe dessus, et on part se coucher biens fatigués !


Lieux visités :
Prévu demain :
Visite du parc Queulatchangement de pneu