On démarre la journée par changer le pneu. On va à la gomeria, et il le fait rapidement pour 6€.

Le pneu semble par hyper bien mis, mais on se dit qu’il prendra la forme en roulant. On part direction La Junta (encore) pour rouler un peu et essayer. Sur le retour, on entend un pan ! On s’arrête dès qu’on pneu peu… ouf c’est juste bien le pneu qui a pris la forme de la roue….



Il est 11h30. On se pose enfin, pneu réparé. Bon… on fait quoi du coup ? Après une rapide prise de décision d’à peine 1 h, nous partons pour le parc Quelat ! On prend la voiture avec notre pneu tout neuf, on roule 15 min, et d’un coup, retour du ripio…. noooooooooooooon ! En plus c’est vraiment pas un bon ripio, il vibre beaucoup et a pas mal de trous… Heureusement ça ne dure que 15 (longues) minutes avant le retour du goudron.
Arrivé au parc, le ripio est encore pire. Je suis à 10km/h à slalomer entre les trous que je peux éviter. Après 1km, on arrive à l’entrée. Le garde nous demande si on a bien réservé. On dit que non, car on avait vu sur le site un message en anglais incompréhensible disant que des fois le parc était fermé mais de toute façon on pouvait payer sur place. Et d’un air dédaigneux : « Ah oui vous pouvez payer sur place mais il faut réserver en ligne »… Forcément, il n’y a pas de réseau (nulle part dans la carretera), et il nous conseille de faire demi-tour, et d’aller demander au restaurant s’il peut nous prêter le Wi-Fi… Restaurant, au début de la route de merde….
Après un aller-retour, un serveur sympa qui nous laisse nous connecter, un formulaire interminable, et 11€ chacun de dépenser, on rentre dans le parc pour… avoir le droit de faire seulement un sentier de 650 m, le reste étant fermé. Bon on le savait déjà, mais 11€ pour ça… bref !
On commence la balade par traverser un pont suspendu, 4 personnes max autorisées, au-dessus d’une rivière particulièrement violente, mais d’une couleur encore une fois superbe !


Ensuite petite balade dans un bois humide.


Pour arriver au lac d’où provient la rivière, avec vue sur les cascades d’où provient lac, et sur le glacier d’où proviennent les cascades !

Par contre cette vue est accessible depuis une plage minuscule où attendent une vingtaine de personnes pour prendre le bateau (payant) pour aller plus proche. Nous on se rapproche aux jumelles, mais nous n’avons pas trop envie de rester longtemps car ce n’est pas l’endroit le plus agréable., et donc on rebrousse chemin après 30 min sur place.

On rentre tout juste à temps pour manger avant de partir faire du kayak. Pendant que l’on mange, on discute avec une dame dans la cuisine qui préparait les repas. On apprend qu’elle est en fait cuisinière, et que les 15 personnes qu’elle nourrit sont en fait les employés de la ferme de saumon. Ces fameuses fermes qui empiètent sur le territoire des peuples autochtones… aie !
Elle est venue ici par amour, mais ne semble pas avoir le temps de s’épanouir avec ses 9h de travails par jour 6 jours sur 7. En 4 ans elle n’a encore rien fait à Puyuhuapi ! On te fait un énorme câlin et te souhaitons d’avoir le temps pour toi !
On part ensuite faire du kayak. On est avec un couple d’Allemands qui semble avoir payé… au km parcouru ! Ils partent à 100 à l’heure… Nous on appuie un peu l’effort pour ne pas être trop à la traine, mais au bout de 10 min les épaules piquent, et on est censés avoir 1h30 de kayak !
On arrive à destination avec peine et contre le vent. Le guide nous dit qu’on est en avance (tu m’étonnes) et propose de pousser plus loin voir une vue sur un autre côté du glacier vue plus tôt. Pas le temps de rouspéter, les Allemands sont déjà loin….
Finalement la vue est belle mais ne vaut pas les crampes. Et on retourne à la cascade que l’on avait prévu de visiter au départ. Mais pour la voir, on doit poser le pied-à-terre et faire une mini-rando. Et là, l’ambiance est incroyable. On se sentirait presque à la recherche d’un trésor dans une île perdues depuis plusieurs décennies….






Très satisfait, on rentre. Notre guide nous propose de prendre notre temps mais le couple avec nous se demande déjà comment mettre le kayak seuls dans l’eau…

Bon, le retour on diminue un peu la cadence. On laisse les Allemands à l’horizon, et on prend un peu plus notre temps. Le trajet est ponctué de « Adrien arrête de regarder le paysage », signifiant que moi, qui suit censé diriger le kayak avec des pédales reliées à un gouvernail, me suis endormi et que l’on est plus du tout dans la bonne direction !
Après plus de 2h (en tout) de pagaye, on approche du bord. Soudain, j’entends « regarde » ! À 30m de nous, une otarie ! On s’y dirige, elle se rapproche. On la voit plonger, et ressortir la tête en soufflant : « Prrrrrrr ! ». À un moment, elle sort la tête à 5m de nous, souffle (prrrrr) et nous regarde, curieuse, avant de reprendre son chemin ! On aura peut être pas gagné le record de vitesse, mais on aura vu une otarie à 5m !
On rentre, je commence à avoir mal partout. On s’attend à avoir du monde dans la cuisine pour le nouvel an, personne… On cuisine notre meilleur plat de pates, thon en boîte et sauce tomate du réveillon, et on se couche tôt car épuisé de la journée !
Lieux visités :
Prévu demain :
- Trajet pour Coyahique
Waou, ça avait vraiment l’air très très beau 🤩🤩🤩 (surtout La Cabaňas Anais 😉)