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(Désolé pour la pause sur le blog, j’ai été très pris sur la fin du voyage ! Mais maintenant je suis rentré et au chômage donc on peut continuer avec toujours un article par jour !)

On avait décidé d’être à 9h à l’ouverture du parc pour faire la randonnée tôt, c’est donc naturellement que nous arrivons sur place à… 10h ! Sur le chemin, on voit quelques roches noires poreuses recouvrir la végétation. Puis petit à petit des bandes de cette même roche se mettent à lui barrer la route. Pas de doute, on arrive dans une zone volcanique.

Le temps n’est pas vraiment dégagé, et on espère qu’il ne va pas nous gâcher la journée. On arrive au poste de garde, ce magnifique goudron va disparaître au profit du bon vieux ripio. Mais ce qui va surtout presque entièrement disparaître, c’est le vert. On traverse en effet une coulée de lave !

Cette désolation est vraiment impressionnante… On passe devant le lago verde, mais pas le temps de s’arrêter. On s’enfonce dans le chemin, le ripio se transforme en sable et on retrouve de la végétation.

En approchant du départ du sentier, on voit apparaître des Araucaria, arbres typiques de l’hémisphère sud dont ils trouvent leur origine en cette région. D’ailleurs pour l’anecdote, le parc est aussi appelé « Los Paraguas » (les parapluies) à cause de ces arbres à la forme si particulière.

On se gare, et on attaque la rando. La pente au début est assez raide, puis s’adoucit pour le reste du trajet. On démarre à l’ombre dans une forêt où se mixent arbres assez grands et bambou. Après 700 m, on atteint le premier mirador (sur 3) avec une superbe vue sur… un bout du lac, si si là-bas derrière les arbres on voit un truc……

Bon on se décourage pas, on continue notre ascension à l’ombre. Les bambous disparaissent, les arbres s’agrandissent et les araucarias font leur apparition. Ils prennent d’ailleurs de plus en plus de place jusqu’à occuper presque tout le paysage arrivé au deuxième mirador, dont la vue sur le lac est bien plus intéressante !

Mais il manque quelque chose à ce mirador, c’est la vue sur le volcan ! Heureusement, à peine 200m plus loin, il apparaît encore un peu caché par les nuages.

On commence à arriver proche du point le plus haut et on se met à suivre une crête, ce qui nous permet d’avoir une vue presque 360° de la région. En plus, le volcan est enfin dégagé, nous offrant des panoramas superbes tout au long du sentier !

À ce moment, on se rend compte d’une chose. La neige que l’on voyait d’en bas est à présent… à notre hauteur et on s’y dirige ! On est pourtant en t-shirt… On avance donc vers les taches blanches sur la crête à la végétation basse et aux fleurs discrètes mais superbes.

Au bout d’1h45, on croise une balise indiquant qu’on a atteint le point le plus élevé, enfin ! On regarde la distance à la destination, 1.8 km… comment ça on n’est pas encore arrivé ?!?!? En plus qui dit point le plus haut, dit que le reste est plus bas… donc on descend… donc plus tard il faudra remonter!!

Peu après, on arrive enfin à la neige ! Mais avant un choix simple : droite ou gauche… en effet le sentier jusque là bien tracé se coupe en deux en donnant deux alternatives peu convaincantes. On prend à droite faire un coucou à la neige, c’était à gauche….

On fait demi-tour et on reprend la bonne direction. Et après 15 min à avoir marché dans de la neige, enjambé des arbres, courbé le dos pour passer sous d’autres, nous sortons enfin la tête de cette merveilleuse partie de sentier pour apercevoir au loin notre destination, plus si loin finalement !

Et après 2h30 de marche, nous arrivons enfin au 3ème mirador avec son panorama carte postale que je vous laisse apprécier !

On reste 1h à admirer le paysage en pique-niquant, puis on finit par rebrousser chemin, le retour se faisant par la même route que l’aller. Route dont la fréquentation a largement augmentée par rapport à l’aller, on est content d’avoir pu manger seuls là-haut vu le monde qui arrive ensuite !

La descente fut plus rapide, et au final la randonnée n’aura duré que 4h / 4h30. Au départ du sentier, il est aussi possible d’aller à une plage le long du lac (baigneable). On décide d’aller plus loin jusqu’au centre d’information d’abord car il est lui aussi proche du lac, et on veut savoir ce qu’il y a à voir.

Après 15min de route pas folle est une descente qui nous inquiète pour la monter au retour, on arrive au centre. C’est une petite bâtisse avec un petit musée sur toujours sur la géologie et la biodiversité de la région. On demande ce qu’il y a à faire. « Une ballade pour voir un arbre vieux de 1000 ans ! » Oua trop bien ! « Cest 50min aller »… ah moins bien… Et la plage ? « Il faut prendre la voiture et se diriger dans ce sentier sur plusieurs minutes blablabla »… Bon…

Il est 16h passé, on est un peu fatigué, il nous reste facile 30 / 45 min de route pour sortir du parc qui ferme à 18h30, et on veut aller voir le Lago Arcoiris et le Lago Verde. On décide donc de rebrousser chemin directement. Sur le retour, je dois m’arrêter sur la montée qui faisait peur à cause de voitures en face (on ne passe pas à deux sur ce sentier), heureusement j’ai réussi à repartir je ne sais pas par quel miracle, et on arrive sans trop d’autres soucis au Lago Arcoiris.

Comme la plupart des lacs ici, il a été créé suite à une coulée de lave qui a bloqué l’eau. Il a donc inondé la végétation qu’il est encore possible de voir. Il tire son nom de sa couleur… arc-en-ciel ! Il n’y a pas vraiment de parking, donc je m’arrête comme tout le monde, à coté du panneau d’interdiction de stationer !

On continue notre chemin vers le Lago verde, et on arrive à nouveau à l’ancienne coulée de lave. Et là le paysage est encore plus incroyable qu’à l’aller, car bien plus dégagé !

Arrivée au lago, la route est… vraiment affreuse. On s’arrête et on monte à pied sur une colline de cendre. Le paysage est incroyable : des cendres volcaniques sur 360° – dessus, quelques plantes vertes / jaunes qui arrivent à pousser on ne sait pas trop comment – au loin d’un côté un volcan enneigé, de l’autre un mur vert foncé – en haut, un ciel bleu sans nuages – et devant nous, le lac est d’un bleu vert saisissant !

On va rebrousser chemin, et on voit des voitures suivre un chemin parallel sur les cendres qui n’a pas l’air ultra officiel. C’est parti pour un tour de piste sur des cendres volcaniques !

Bon, malheureusement l’illusion s’estompe assez vite car on retrouve notre sentier avec des pierres un peu trop grosses à mon gout, nous n’irons donc pas plus près du Lago Verde ! On s’arrête juste a une petite aire avant de sortir du parc et de rentrer chez nous, juste à temps pour la fermeture !

On ressort du parc émerveillés, conquis et… dépaysés ! Entre la coulée de lave gigantesque, les volcans, les lacs, les arbres parapluies, les couleurs, les paysages paradisiaques qui côtoient des paysages de désolation, on se serait vraiment crus sur une autre planète (perso je ne m’imaginais pas rouler sur Terre pendant le hors-piste sur la cendre !) ! Il paraît qu’en automne, tout est Orange et c’est encore plus incroyable… Ce sera pour la prochaine fois !

On rentre dans notre super cabana un peu crevés. Le chien qui la veille nous aboyait dessus, passe le grillage et réclame des câlins. On est contents de lui en donner ! On met nos affaires dehors, on se douche. Puis Elena remarque qu’il manque une chaussure… Bordel le chien ! Il abuse de notre confiance et il nous vole une godasse !!

On ratisse le bois (en pyjama) aux alentours, rien. On arrive à contacter (suite à un processus compliqué) les propriétaires du chien, absents, qui n’arriveront que 30 min plus tard, sourire aux lèvres, chaussure à la main, nous disant qu’on a perdu une chaussure… On aurait apprécié une petite excuse pour l’intérieur un peu déchiré de la chaussure d’Elena, heureusement encore mettable sans trop de gènes.

Mais bon, ce n’est pas ça qui va nous gâcher la journée, ce soir repos, et demain on se dirige vers Pucón !

Lieux visités :



Prévu demain :

  • Trajet pour Pucón

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