Bon, on va essayer d’avoir une journée plus intéressante ou plus reposante qu’hier ! Ça tombe bien car on la commence avec… du rafting ! Rendez-vous 10h en ville. On est groupé avec une petite famille chilienne très sympathique de 7 personnes. On part donc en minibus non pas pour la rivière, mais d’abord le lieu où l’on va recevoir nos combinaisons. Le chauffeur est très sympa, par contre il semblerait qu’il ne connaisse pas trop bien le chemin car on a fait un paquet de demi-tours et de passages dans des jardins qui ne sont pas les nôtres !

Une fois en combinaison, on repart en minibus, les bateaux sur la remorque, direction cette fois-ci la rivière. On débarque, on reçoit casque et gilet de sauvetage, puis c’est parti pour 20 min de briefing sur comment ça marche et sur la sécurité… Un poil long mais au moins on part préparé ! Et c’est parti on se jette à l’eau !
Nous sommes séparés en deux bateaux, chacun avec un moniteur. Et on se retrouve avec deux jeunes de la famille chilienne pour qu’ils, d’après leurs parents, travaillent leur anglais !
J’ai bien aimé le rafting, mais Elena un peu moins. Le problème c’est qu’on n’est pas là pour profiter du paysage, discuter et rigoler… Non on est là pour obéir aux instructions de la capitaine du navire qui crie en continu : « Gauche, droite, devant, gauche, devant, droite, derrière, stop ! ». Ça demande une attention permanente et… une certaine technique ! En effet ramer ce n’est pas si simple : il faut y aller de tout son corps, faire travailler les abdos, et se synchroniser avec les autres… La fille de l’agence nous avait suggéré de ne pas faire le parcours difficile pour une première fois en rafting, elle avait plutôt raison on aurait été perdus !
Mais bon, sur les 8 rapides faits, on en a eu quelques-uns qui étaient vraiment drôles à prendre, et l’ambiance dans le bateau était très bonne !

Finalement on arrive après 1h de navigation, un peu fatigué mais moi assez satisfait. Après un soda offert pour nous redonner de l’énergie, on nous ramène en ville. On décide de se faire plaisir en mangeant quelques empanadas. On en profite pour en essayer une aux pignons de pin, qu’on pense être une spécialité au vu de tous les arbres à pignons de pin de la région. On goutte, et on tombe sur… de la viande. Euuuuuh, on a pris Pino et Fromage elle est où la viande ici ? Eh ben après une petite recherche, Pino ne veut pas dire pignon de pin, ça c’est Piñón. Pino c’est une sorte de mélange de viande…. tant pis c’était quand même très bon. ^^

Avant de rentrer, on passe par Unimarc faire du Vuelto. Petit point argent au chili. La plupart des banques prennent une commission fixe entre 5€ et 8€ lorsque vous retirez de l’argent. La seule qui le fait pas (Scotiabank) n’est pas la banque la plus populaire et elle pas présente partout. Heureusement, il est possible de retirer de l’argent au supermarché avec ce qu’ils appellent le Vuelto ! Ça consiste, au moment de payer avec la carte, d’augmenter le montant, et le reste est rendu sous forme d’espèce. Comme le distributeur Scotiabank le plus proche était cassé, on est allé au supermarché tous les jours pour retirer de l’argent !

Une fois à la maison, repos ! …Ah non c’est vrai notre appart c’est un four. On tente quand même de se reposer sans grand succès… En fin d’après-midi, on décide d’aller au lac Caburgua se baigner ! On croise énormément de monde sur le retour, on se dit qu’on a bien fait de ne pas partir trop tôt. On arrive à la Playa Negra (la Blanca étant, d’après le routard, noir de monde !), et on se gare juste avant un panneau d’interdiction de stationner car la place est libre. En théorie, l’interdiction commence après, Elena est sûre, moi un peu moins mais de toute façon vue le nombre de voitures garées pas de soucis.
L’eau est assez bonne pour Adrien, mais pas pour Elena ! J’y reste environ 1h, enfin un peu de détente… Puis soudain, je vois quelqu’un tourner autour de la voiture. Attends, ce n’est pas un policier en train de me mettre une amende j’espère ! Ah non c’est bon une fille arrive (sûrement sa femme) et ils discutent. Puis elle monde côté conducteur et part… sans lui. Putain c’est vraiment un policier !
On se précipite, moi en maillot de bain trempé, vers le policier en train de faire son petit papier. On lui demande c’est quoi le problème. Il nous dit qu’il est interdit de stationner. Ce que l’on conteste car on est, de toute évidence, garé devant le panneau, et normalement l’interdiction commence après. Mais le mec n’a visiblement aucune envie de faire le moindre effort de compréhension et n’a visiblement pas envie du tout de nous parler…
Je comprends que l’on est bon pour se prendre l’amende quoi qu’il arrive. Du coup je demande au moins comment ça se passe. Après quelques efforts, j’arrive à lui arracher une réponse. Il faut présenter l’amende au tribunal de police de Pucon. Si on paye sous 5 jours, on a 25% de remise. Sinon on peut contester le 5 février, soit dans… 2 semaines… Oui donc globalement c’est bien fait pour que les touristes payent… C’est marrant ça dénote un peu du discours du chauffeur du matin qui disait que les touristes sont essentiels à la région… bref…
Il finit par partir, on prend des photos comme preuve. Puis, on se renseigne quand même. Alors en France et en Italie, un panneau d’interdiction de stationner sans indication particulière, est valable à partir du panneau. Eh ben au chili… c’est exactement pareil ! On est même allé sur le site du ministère du transport récupérer un document officiel sur les panneaux de signalisation…

On rentre un peu énervé et avec le sentiment de s’être un peu fait avoir car on était dans notre droit… Pour pas perdre de temps, on décide d’aller au tribunal de police le lendemain première heure. Et du coup ce soir on va juste passer repérer les lieux !
Une fois fait, on se prépare à rentrer, quand on regarde le volcan et… qu’on voit de la lave en sortir !!! Euuuuu, on regarde autour, toujours personne n’est affolé… Bon… On rentre manger car bon on a bien faim, et on décide de ressortir après avec les jumelles admirer le volcan.
Après 20 min de recherche du meilleur emplacement (pas trop de lumière, pas trop glauque, confortable), on s’assoit par terre dans la pelouse à coté de… Unimarc ! Ce qui ressemblait à de la lave de loin n’était en fait que de la fumée éclairée par la lave en dessous, mais qui ne dépassait pas du cône… Enfin presque pas, car sur l’heure d’observation, on l’a vu sortir par 3 fois aux jumelles !
Cette petite séance nocturne d’observation fut très plaisante et relaxante, et nous a permis de nous remettre de nos émotions de la journée. Mais on commence à fatiguer. On se lève pour rentrer. Et là… on réalise qu’on s’est assis sur des fruits rouges tombés de l’arbre qui nous coupait la lumière, colorant par l’occasion nos pantalons… Rhaaaaa quand ça veut pas ça veut pas… Bon, on rentre se coucher, moi avec un petit goût amer à la bouche… Mais demain ça ira mieux, on y croit !
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