Pas super bien dormi mais ce n’est pas grave, aujourd’hui on va se battre contre l’injustice chilienne ! On va donc dans le centre de Pucòn. Mais d’abord petit détour à la laverie pour le linge. Ici, elles ne sont pas automatiques, et quand on n’a pas de lave-linge comme nous, on paye le lavage au kilo. 5.2 kg pour nous, il était temps….

Puis on arrive à la « Juzgado de Policía Local Pucón », étonnement noté 2 étoiles sur Google Maps. L’entrée se trouve dans une petite cour… pleine de monde… Nous prenons donc notre petit ticket et attendons notre petite heure bien sagement… Puis c’est notre tour. Un employé nous prend notre contravention, nous propose de payer. On refuse et on dit qu’on n’est pas d’accord on était pas dans une zone interdite. Il nous regarde l’air blasé, soupire, et nous explique que pour contester, on doit imprimer nos photos, écrire un texte (en espagnol) expliquant l’objet de notre contestation, et le juge va comparer avec les photos prises par l’agent et trancher. Bon, déjà il ne faut pas attendre 15 jours comme le disait la contravention. « Par contre, les photos ne sont pas encore arrivées, elles ont été prises dimanche, hmmm revenez pas avant jeudi matin. » Pardon ?!?!? On est en 2023 et il faut 4 jours pour envoyer une photo !?!? On exprime notre surprise, mais lui ne l’est pas, surpris. Et nous dit peut-être mercredi matin mais venez plutôt jeudi. « Vous serez encore là . » Ben non on part mercredi matin justement, et on ne va pas décaler notre planning pour une amende…
On sort pour prendre une décision au calme, erreur car si on veut re-rentrer maintenant c’est à nouveau une heure d’attente. J’ai envie de contester car bon, ce n’est pas juste, mais en même temps ça va prendre du temps, et on risque de payer plus s’il n’est pas d’accord. Après avoir changé 5 fois d’avis, on décide de payer le lendemain. On fait les courses (principalement pour le vuelto), on rentre, on parle de notre histoire à l’hôte qui nous… conseille de contester ! Bon finalement on ne va pas payer demain….
On mange, petite sieste sous 40 degrés. On en profite pour préparer les photos à faire imprimer par l’hôte, et on retourne en ville pour l’hydrospeed ! Pour ceux qui ne connaissent pas, l’hydrospeed c’est ça :
On fait globalement le même trajet qu’en rafting, mais dans l’eau avec des palmes sur des bateaux qui ressemble à de grosses planches pour apprendre à nager.
Donc même principe que le rafting, on va à l’agence, puis minibus, puis on va s’équiper, puis 15 min de route pour aller à la rivière. Sauf que cette fois-ci on doit être dans l’eau, donc la combinaison est bien plus chaude. Et cette fois-ci, la climatisation du minibus ne marche pas. Et cette fois-ci, on est à l’arrière complètement serrés.Autant dire que je transpire à grosses goutées comme si j’étais dans un sauna, et j’arrive à la rivière complètement déshydraté…
Je bois un coup, on se met à l’eau. On nous met devant notre bateau et à nouveau des explications très longues, pas toujours dans le bon ordre (« ah j’ai oublié ») et dans un anglais pas extraordinaire… On apprend au moins comment se mettre sur notre bateau, tourner, se retourner, et on apprend qu’au pire, on a un vrai bateau qui peut venir nous repêcher et où on peut venir se reposer.
Puis on se lance. Et là c’est pire que le rafting. Ça crie dans un mélange d’anglais et d’espagnol, au milieu du vacarme du torrent, des : « À gauche ! » (donc on tourne avec le pied gau.. non droit) « À droite ! » (ah ça c’est le pied… ) « En ligne ! » (Il a dit quoi là ?) « À droite ! » (oula j’y suis pas encore, c’est quel pied ça) « En ligne ! » (Euuuu attendez 2 secondes…) « En avant ! »…
Premier rapide. J’essaie de rester à côté d’Elena qui doit rester vers le moniteur en tête de file car elle peut pas avoir ses lunettes. Premier virage, je me sens entrainé par le courant et c’est super dur de revenir sur la ligne, mais j’y arrive, pfiouuu.
Deuxième rapide. Je me fais encore un peu emporter par le courant, au moment de revenir pour passer à la droite d’un caillou, je me prends un, puis deux, puis trois personnes qui ont loupé le virage. Je passe donc du mauvais côté, me retourne, un moniteur m’attrape, j’arrive à me remettre dans le bon sens après un gros effort. À présent je n’essaie plus de rester près d’Elena mais dans la ligne ! (qu’il faut régulièrement garder)
Troisième rapide, à nouveau je dérive, rattrapé par un moniteur. Enfin une pause. Je suis essoufflé, et j’ai soif. J’ai sué toute l’eau de mon corps 30min plus tôt. Je bois l’eau de la rivière et on repart.
Quatrième rapide. Rebelote. Je dérive sauf que les vagues sont plus hautes, et c’est dur de respirer sans boire la tasse. On me récupère, et on me demande si je veux me reposer dans le bateau de secours. J’accepte, ce n’est pas raisonnable de continuer, sachant que la difficulté augmente à chaque rapide. Sur le bateau de secours, le mec est très sympa et me met à l’aise. Il me demande si je voudrais y retourner. Oui mais pas tout de suite. Il me propose d’y aller pour les deux derniers.
Je reprends peu à peu mon souffle, en écoutant le doux sont des moniteurs qui crient au loin. C’est pas si désagréable d’être ici car c’est les même sensations que le rafting de la veille, mais sans avoir à ramer ! Mais je suis en même temps un peu vexé. Car il me semble pas être le pire nageur, et pas dans la pire condition physique. Pourquoi j’y arrive pas comme ça… Puis j’ai soif, je demande de l’eau. Apparemment dans le bateau de secours il n’y en a pas !
Arrive les deux derniers rapides, je me suis reposé donc j’y retourne. Par contre je mets trop de temps à mettre mes palmes, du coup je loupe le premier… Au moment d’aller à l’eau pour le second, le moniteur du bateau me dit : « ça, c’est ton bateau maintenant, c’est un plus gros bateau ». Et là ça tilt là-haut. Comment ça plus gros bateau ?!?! Il y a deux tailles de bateau pour l’hydrospeed, ils nous ont assigné un bateau chacun au début en fonction du gabarit. Qui s’est dit, en me regardant, « ouais c’est ok de lui donner un petit bateau à lui »….
Je plonge dans l’eau, armé de mon nouveau bateau prêt à faire le dernier rapide. Et là incroyable. Ça change tout seul de direction, je n’ai aucun problème pour me remettre dans la ligne, je ne me laisse pas embarquer par le courant, et je trouve ça assez fun ! Je finis le rapide complètement satisfait, sauf que… ben c’était le dernier… Et je pouvais pas avoir le bon bateau dès le début moi plutôt qu’un truc pour enfants ?…
Finalement on rentre. Désolé pas de photos car c’était encore trop cher, et puis ben pour moi par trop d’intérêts. Une fois à Pucòn, on passe un peu de temps à aller voir la plage et la place principale (qui ne s’appelle étonnement pas Plaza de Armas !). On y trouve dans cette dernière quelques artistes de rue dont on regarde un peu le spectacle, mais on n’est pas mal crevé. Donc fin de journée pour nous !

Lieux visités :
Prévu demain :
- Canyoning