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Levé de bonne heure, première chose à faire, aller à la Juzgado de Policía Local pour contester notre amende ! On y va, preuve et long texte explicatif à la main. Il y a encore quelques personnes devant nous, mais bien moins que lundi. Ça y est, c’est notre tour. On rentre, c’est une autre personne qui s’occupe de nous. On lui montre l’amende, ainsi que notre long papier écrit en espagnol. Il par chercher notre dossier, revient : « Ben les photos ne sont pas arrivées »… Sérieux !!!! Faut revenir fin de semaine. Oui ben on sera plus là fin de semaine nous…

Bon on avait anticipé l’éventualité, et on décide donc de s’avouer vaincu face à la lenteur (certainement voulue) administrative, et on décide de payer. On le lui dit, et il s’active, prend un papier, note un numéro, nous le donne : « Du coup il faut présenter ce papier à la mairie, vous payez, et vous revenez avec le justificatif »…. Nan mais quoi ? On est où là ? En France ? On le regarde, consternés. Et il nous dit « pour y aller, vous tournez à droite en sortant, puis premier à droite sur 2 pâtés de maisons ce n’est pas loin »… Nan mais dans 2min il va nous demander de remplir le formulaire rose au guichet 1 au 6ème étage pour obtenir le laisser passer A-38 c’est pas possible…

Nous allons donc à l’accueil de la mairie, qui nous redirige vers la trésorerie, où l’on paye pour ensuite récupérer notre justificatif que l’on présente au tribunal local de police… Ce dernier nous annonce que ça y est c’est fini, tout est réglé… Oui ben pas grace à vous ! Puis on retourne à l’AirBnb préparer les valises, pour un départ juste après manger.

L’objectif à partir de maintenant, c’est de retourner à Puerto Montt, non pas par l’autoroute, mais par les petites routes qui longent les lacs, et ce pendant environ 5 jours. Nous reprenons donc la route, petit tour par Villarrica pour retirer à notre banque sans frais (cette fois le distributeur n’est pas en panne !), et on descend dans le sud le long du premier lac : Le lago Calafquen.

Pas grand-chose à dire, on croise énormément de camping, la vue sur le lac est sympa mais on ne s’arrête pas car elle est pas complétement dégagée et on a quand même une peu de route. Puis il semblerait que l’on arrive assez vite à la fin du lac car c’est déjà l’heure de tourner. On prend une route assez belle au milieu des montagnes.

À un moment, on a une grande montée suivit d’une descente encore plus à pic. Sachant que l’on veut faire un aller retour le long du lac Panguipulli (pour aller à un parc, et car le paysage est vraiment beau et conseillé par le routard), je fais remarquer à Elena qu’on va se la taper en montée cette descente. Et là, petit silence gênant, suivi de… « Je crois que je me suis trompé de route… ». Euuu comment ça ? « Ben on va bien au bon endroit, mais le GPS nous fait prendre un raccourci. ». Ça pourrait ne pas être un gros problème, seulement on étudie les routes avec vue satellite pour être sûrs qu’on est bien sur du goudron tout du long… Et là on ne peut pas vérifier car forcément pas de réseau. « On saura dans 6 km »….

On fait nos 6km, prenons la bifurcation, traversons un pont, et on arrive sur… du ripio… Mais pas n’importe lequel, du ripio… comment dire… un peu… explosif !

Bon… pas le choix, il faut rebrousser chemin. Mais d’abord on s’arrête pique-niquer près du pont, car déjà c’est l’heure, mais aussi que l’endroit est superbe et ça nous consolera d’avoir perdu 1h !

Plutôt relaxant !

Retour donc sur nos pas, la route est toujours aussi jolie avec en prime quelques apparitions du volcan Villarrica qu’on arrive décidément pas à quitter. Puis on re-rejoint le premier lac, dont on termine la portion manquante, qui est elle bien plus belle et qui contient quelques miradors pour s’arrêter admirer la vue !

Puis on prend la bonne route ce coup-ci, qui est certes moins belle que le raccourci, mais qui a la garantie de ne pas nous exploser dessus !

On se met ensuite à longer le lac Panguipulli qui est bordé de cabanas chiques qui se font un plaisir de voler la vue. Mais heureusement on arrive à un mirador superbement dégagé ! Le paysage est incroyable, ça donne envie d’aller à la plage un peu plus loin et de se baigner, mais il reste encore pas mal de route.

On prend donc la route sur qui s’enfonce dans les montagnes, avec vue constante sur le volcan Choshuenco. Puis on arrive au parc privé Huilo Huilo, où on s’arrête à la porte des cerfs !

La porte des cerfs permet, comme son nom l’indique, de voir… des cerfs ! (par contre, la porte du lion mène à une cascade…) L’endroit ressemble un peu plus à un zoo qu’à une réserve sauvage. En effet les animaux sont nourris à l’endroit où passent les visiteurs. Mais leur lieu de vie semble quand même assez grand et on en voit pas la fin. Mais bon ils sont pas fou, ils restent globalement près de la bouffe et de l’eau…

On arrive, on paye, on est rassuré en voyant la pancarte disant de ne rien laisser dans le véhicule alors qu’on a nos 4 valises, et on attaque le petit sentier qui nous mène d’abord à des sangliers. C’est assez drôles de les voir interagir entre eux, car on sent qu’il y a une hiérarchie. Les très gros poussent les moins gros par plaisir de manger là où ils étaient. Puis ceux qui ont été viré cherchent des encore moins gros pour faire pareil, qui eux-mêmes vont vers les moins gros, qui se vengent de façon complètement injuste sur les bébés…

Puis on continue sur le chemin et on arrive à un choix : cerfs à gauche, est musée à droite. On commence par les cerfs. On entre dans leurs domaines sur une passerelle d’abord en bois, puis en fer. Après 100m parcourus, on voit notre première biche en train de boire dans un cours d’eau. Je sors les jumelles, et on l’admire un moment. Puis je vois un peu plus loin, un regroupement de personnes sur la passerelle. Je vérifie avec les jumelles, et je vois des dizaines de cerfs en train de se reposer, juste sous le sentier !

On continue donc, on s’approche en essayant de faire le moins de bruit possible, et soudain un gamin se met à courir et parler fort sous le regard peu soucieux des parents… On regarde les cerfs, pas dérangés le moins du monde. Bon ils ont l’air habitués. Par respect on garde le silence quand même, comme la plupart des touristes présents. Puis on observe les cerfs, biches, faon, hère ou daguet (je sais pas faire la différence hein !). D’ailleurs, pour ceux qui ont l’habitude, ils ne devraient pas trop être différents des cerfs d’Europe car c’est une importation !

Chose étonnante, on voit principalement les jeunes et les biches manger et boire. Les mâles font les beaux allongés par terre.

Puis on continue la passerelle, et ils se font de plus en plus rares. Sur le côté, on voit l’ancienne passerelle de bois qui s’est effondrée… très rassurant ! À la fin du chemin, on arrive à la sortie… du parc. Eh mais nous on veut faire le musée aussi ! On rebrousse donc chemin. Sur le retour, on voit les biches et les jeunes qui migrent loin de la passerelle. Arrivé à l’endroit où ils sont nourris, on remarque qu’il ne reste que les mâles qui en profitent pour manger à leur tour ! (sauf celui qui a déjà mangé sur les photos d’avant j’espère !).

Le musée est un peu décevant. Il parle à la fois des peuples qui ont vécu ici au travers d’objets archéologiques, et de minéralogie au travers de… minéraux ! Seulement dans les deux cas, les vitrines sont pleines d’objets entassés les uns sur les autres sans explication réelle de leur utilité ou même sur ce que c’est.

On rentre après le musée, cette fois pas par les cerfs, mais par la sortie alternative dont le début est bien mieux indiqué que la fin… Nous arrivons donc, nous ainsi qu’une mère et son fils, à l’entrée par le chemin des véhicules… Puis on reprend la route qui longe le lac Panguipulli direction… la ville de Panguipulli !

Double bande rouge !
Nouveau mirador sur le lac Panguipulli

Nous arrivons vers 19h / 20h à notre hostal à Panguipulli. Après une manœuvre particulièrement agréable où l’on rentre par une pente qui relie la route à un passage piéton qui mène ensuite au portail, nous nous installons dans notre chambre.

Nous vivons globalement chez notre hôte. Donc pendant que nous cuisinons et mangeons, nous discutons avec lui. Il est très sympa. Il rêve de visiter l’Europe, mais dans 10 ans. Il doit d’abord mettre un peu d’argent de côté. Il nous dit que sa femme est youtubeuse, et a une chaine pour apprendre à conduire de 100 000 abonnés !

Puis on parle un peu des difficultés économiques. Ils ont subi une inflation énorme ces dernières années, et pour des prix que l’on trouve nous pas si éloignés de la France, notamment sur la nourriture et les activités, le salaire moyen est entre 400€ et 600 €… Il nous dit qu’il avait l’habitude d’aller en vacances en Argentine (en traversant un lac en bateau) et d’en profiter pour faire des courses, mais la situation là-bas est devenue tellement instable, que ce n’est plus rentable…

Lieux visités :



Prévu demain :

  • Trajet pour le Lago Puyehue
  • Tour du Lago Ranco

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