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Planning chargé, et la météo ce matin n’est pas très bonne. Elena est un peu stressée car ce qu’on fait aujourd’hui est bien seulement s’il fait beau… Sinon ben on ne voit pas grand-chose. Moi ça va, j’ai foi, la météo ne nous a encore jamais laissés tomber ! Première étape, les chutes du Rio Petrohué. Après être parti puis revenu 2 fois (oublie du t-shirt blanc anti-taon, puis oublie des chapeaux), nous partons enfin. On a très peu de route à faire avant de rentrer dans le parc Vincente Perez Rosales, et d’arriver à l’entrée du site de la cascade.

Le lieu est… très très touristique. On nous dirige vers le parking (payant) n°2 car le n°1 est plein, et après avoir traversé la route, on arrive dans un immense bâtiment constitué d’un accueil central, entouré d’une petite dizaine de boutiques… le pire, c’est que ce n’est même pas ici l’entrée du site… Et bien sûr, il y a énormément de monde !

À l’intérieur, trois sentiers sont proposés : 10, 20 et 45 min. On commence par le plus long. Le sentier est très mignon. On est au milieu des bois, sauf que régulièrement, une énorme roche volcanique se retrouve au milieu du chemin. Il y a aussi tout du long quelques panneaux explicatifs, malheureusement c’est assez basique et ça ne va pas vraiment plus loin que « la diversité c’est important »ou « il faut du temps à la nature ».

Au bout du chemin, on arrive à une rivière et à un lieu presque magique ! L’eau est complètement transparente, on n’entend pas d’autre bruit que l’eau qui s’écoule d’une mini cascade et des oiseaux qui chantent. La définition même du coin relaxant. On y reste quelque temps avant de se résoudre à partir, car la journée est encore longue !

À écouter avec le son ! (désolé pour la qualité, mais j’essaie de penser aux petites connexions internet, déjà que les images sont grosses…)

Puis on termine tranquillement la boucle avant de démarrer la suivante.

Une fois la rivière quittée, on sent vite la chaleur monter… Mais bon, les deux prochains sentiers vont pas être trop longs ! C’est donc partie pour le sentier n°2. Celui-ci longe le fameux Rio Petrohué dont les chutes font l’objet de notre visite. Et même si le sentier en soi n’est pas le plus extraordinaire, la vue sur la rivière, et en particulier sa couleur, sont vraiment incroyable… Promis les photos trichent pas !

À la fin du chemin, on arrive sur le bord de la rivière, au niveau d’un rapide. Bon, je ne vais pas revenir sur la couleur qui est encore superbe (si si vous allez voir…), mais en plus ce qui nous impressionne c’est la puissance du courant, que l’on peut même toucher !

Puis on retourne à la croisée des chemins, en longeant une rivière bien plus calme…

Le dernier sentier, c’est les fameuses chutes, et est de loin le plus fréquenté. Pourquoi elles sont si populaires ? Vous avez eu tous les ingrédients au fur et à mesure des deux balades précédentes. De un vous avez une eau bleue superbe, d’origine glaciaire. Et de deux vous avez le noir de la roche volcanique sur laquelle elle coule. Le tout… au pied du volcan Osorno !

On traverse cette cascade sur un pont, puis on se retourne et on tombe, encore une fois, sur une eau d’un bleue stupéfiant !

Et on arrive enfin à la cascade principale. Bon en vrai, après les points de vue précédents, on est plus surpris, mais on apprécie quand même énormément…

Voilà, dernier sentier fini. Mais on reste quand même encore une fois admirer cette vue aux couleurs sublimes et complétement dépaysantes…

Puis, retour à la voiture, en passant à côté des boutiques qu’on a parfaitement réussi à ne pas faire (c’est faux…). Et maintenant, direction le lac Todos Los Santos ! La route longe la rivière, et sur le chemin, on s’arrête à quelques miradors qui donnent des vues assez similaires à ce qu’on a fait, mais gratuitement… Bon c’est quand même un peu moins bien hein !

Nous arrivons à ce que l’on pensait être la ville de Petrohué. Mais en fait ce n’est qu’un rond-point avec une sortie pour le musée, une pour les bateaux, et une pour la plage… plutôt décevant. Après un tour inutile sur le rond-point, une personne nous aide à nous garer à 30cm d’un précipice de 2m afin qu’on puisse aller faire un tour en bateau.

Nous embarquons donc dans le bateau « Zeus » (on n’a pas eu celui qui s’appelle Wall-e…sniff…) pour un tour de 40 min sur le lac. Les explications en espagnoles pas très audibles ne nous ont pas marquées… Perso je me souviens seulement que le lac tire son nom du jour où il a été découvert… le jour de la Toussaint ! Mais la vue est encore une fois géniale. Et pour la couleur de l’eau… ben la rivière provient du lac donc vous avez compris ce qu’on en pense de la couleur… incroyable !

Une fois le tour fait, on se gare sur le parking de la plage qui est globalement constitué des cendres d’une coulée de lave du volcan, puis on pique-nique au bord du lac.

Les taons ont failli gâcher notre plaisir, mais une fois le sac bleu éloigné ils nous ont un peu laissés en paix. Et maintenant, on fait demi tour pour la dernière étape de la journée : on monte en voiture à la station de ski du volcan d’Osorno ! Sur le chemin, on s’arrête sur un autre mirador le long de la rivière.

La montée du volcan est assez raide, mais comme souvent ici pas assez pour justifier une montée en lacets. C’est donc assez souvent tout droit (sauf sur la fin), par contre, dès qu’on croise une voiture qui descend, ça sent le frein qui a bien bossé ! Elena avait lu un commentaire disant que, sur la descente, il y avait une déformation énorme de la route qui pouvait casser la voiture. Eh ben figurez-vous qu’a un moment, alors qu’on n’avait rien remarqué de spécial, on voit une voiture en face s’écraser sur ses amortisseurs et rebondir de plus belle… Nous nous empressons de bien noter l’emplacement pour faire attention à notre tour au retour….

Juste après, on s’arrête à notre premier mirador qui nous donne une belle vue sur les environs de Ensenada.

On grimpe tranquillement jusqu’au deuxième mirador et sa vue dégagée sur le lac.

Et enfin, on arrive au pied des pistes, bien sûres fermées pour l’été. Et là, ça rigole vraiment plus, on a vue sur l’entièreté du lac, qui paraît toujours aussi grand même d’ici ! Si on se tourne, on a vue sur le sommet du volcan, et on s’aperçoit que la roche est assez rouge !

Le projet initial était de rentrer. Mais une fois là, on se dit que ça serait dommage de ne pas aller encore plus haut à pied en télésiège bien sûr ! Mais d’abord nous avons le droit à une longue discussion entre Elena et la vendeuse. En effet cette dernière nous informe que le billet pour le coucher de soleil n’est pas disponible aujourd’hui car c’est seulement pour le jeudi et le samedi. Mais cette explication ne convainc pas Elena car… ben nous sommes samedi… Oui mais bon apparemment pas de coucher de soleil de prévus aujourd’hui c’est comme ça ! Une fois résignée à ne pas avoir d’explication logique, nous vendons chacun notre rein pour pouvoir prendre les deux télésièges qui montent au sommet.

La montée est extrêmement agréable. Le télésiège prend son temps, il ne fait pas trop froid, et le silence est total. Ça fait du bien après une longue journée. Nous allons directement à l’arrivée du deuxième télésiège suite aux conseils de la vendeuse, car si le premier ferme à 20 h, le second ferme plus tôt.

Une fois au sommet, une petite marche de 400m nous attend pour le point de vue. Ça monte, certes pas beaucoup, mais ça monte dans de la cendre volcanique, donc comme du sable… donc ça pique les jambes. Et les couches de vêtements mises à tort suite aux conseils du routard tombent vite ! Mais bon, une fois arrivés…

On ne tarde pas trop, car on approche 19h, soit la fermeture du premier télésiège. Et on veut faire une petite balade vers le cratère rouge en bas. On reprend donc le télésiège, mais cette fois ci la vue est bien meilleure !

Arrivé en bas vers 19h15, on vérifie quand même si on a le temps pour faire le tour du cratère rouge. On nous répond qu’il ferme à 19h30, donc il faut se dépêcher… mais on nous avait dit 20h ! On attaque donc le chemin au pas de course, toujours dans la cendre. Mais bon la descente est plutôt drôle, en effet on peut faire des grands bonds car la cendre amortie notre chute !

À ce moment, vous vous demandez peut-être pourquoi on est descendu et non monté au sommet pour voir un cratère. En fait, le sommet d’Osorno est… complètement fermé et arrondi. La lave ne s’écoule uniquement que par des petits cratères bien plus bas tout autour de lui !

Après moins de 10min à peine, nous arrivons au cratère.

Le problème, c’est qu’on sent qu’on a un timer sur la tête… On se presse donc pour avancer jusqu’à un autre point de vue, où, tant pis, on se force à s’arrêter et à apprécier. Et là, en train de dominer la vallée, on se dit que quand même, c’est incroyable. Car il y a 200 ans, il aurait fallu énormément de temps et d’énergie pour pouvoir venir d’Europe jusqu’à ce point précis. Et nous, par avions puis voiture, puis télésiège, on est monté là sans le moindre effort…

Bon, l’heure est presque passée, et il faut remonter au télésiège. On se presse, et quand on arrive, on remarque que des touristes sont encore en train de monter. Et même dans celui qui devait fermer il y a 30 min… Merci pour notre balade raccourcie… En vrai on s’en doutait, mais je voulais pas prendre le risque… On reprend le télésiège un peu deg d’avoir été pressé pour rien, puis on reprend la voiture pour rentrer.

Dans la descente, arrêt au premier mirador pour faire reposer les freins, et car Elena avait vu qu’on pouvait croiser des renards. Bon sans surprise, on n’a rien… Eh mais c’est quoi ça… un renard !

On s’arrête et on descend sans faire de bruit… mais une voiture arrive, musique à fond, pour se mettre aussi sur le parking… Rhaaa ce n’est pas vrai… Étonnamment, le renard… S’approche d’eux… Quoi ? Puis ils sortent, donc le renard s’éloigne. Quand ils re-rentrent dans la voiture pour s’en aller, il s’approche à nouveau… On a du mal à comprendre. En fait on saura plus tard à Elqui que les renards s’approchent des voiture en espérant qu’on leur jette de la nourriture. Mais dès que quelqu’un sort, ils prennent peur et s’en vont.

Après plusieurs minutes à l’observer, il finit par se lasser et retourne dans le volcan. Et nous on retourne dans notre voiture pour rentrer à la maison !

Lieux visités :



Prévu demain :

  • On refait les valises
  • Trajet pour Puerto Varas

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